De l'association des fanfares amateurs de la province de Québec à la FHOSQ
En 1927, à l’occasion du cinquantenaire de la fondation de l’Union musicale de Trois-Rivières, une grande réception fut organisée durant laquelle plusieurs fanfares du Québec paradèrent dans la Cité de Laviolette. La fête se termina par un banquet qui réunit les sommités musicales de Trois-Rivières et de la province.
Lors de l’événement, Frank Meerbergen, alors directeur musical de la fanfare Laurentides de Grand-Mère, prononça un discours enthousiaste : « Ce jour est pour moi l’un des plus heureux depuis que je suis au Canada. Il me rappelle les nombreux festivals auxquels j’ai participé dans mon pays d’origine, la Belgique. Je formule le vœu qu’une association de fanfares soit formée et que des festivals annuels de musique soient organisés dans différentes villes de la province de Québec ».
Ces paroles de monsieur Meerbergen suscitèrent un vif intérêt et, quelques mois plus tard, des délégués de plusieurs fanfares se réunirent et fondèrent l’Association des fanfares amateurs [sic] de la province de Québec.
C’est en 1929 qu’eut lieu le tout premier festival à Sherbrooke. Six ensembles y participèrent, et chaque édition subséquente vit le nombre de participants augmenter.
En 1938, l’Association des fanfares, qui centralisait ses activités dans les Cantons-de-l’Est, choisit de former un nouvel organisme, la Fédération des fanfares amateurs de la province de Québec [sic] afin d’inclure d’autres régions de la province.
À compter de 1950, l’Association des fanfares réalisa que l’avenir des fanfares reposait sur la formation individuelle des jeunes musiciens, et c’est ainsi que débuta le Concours solistes pour instruments à vent qui, cette année-là, réunit à Granby sept concurrents. Ce nombre augmenta régulièrement chaque année au point qu’il atteignit un sommet en 1998 avec près de 1 000 instrumentistes.
En 1963, sous la présidence de monsieur Harry Tinker, la formule du Festival commença à changer. Auparavant constitué de concerts et de parades, le Festival inclut désormais une portion compétitive. Des fanfares professionnelles furent par ailleurs désormais invitées à donner un concert lors de la clôture du Festival.
Ce serait dans les années 1960 que l’Union musicale de Plessisville aurait pour la première fois intégré une femme dans son ensemble.
En 1968, à l’instigation du ministère des Affaires culturelles, l’Association et la Fédération des fanfares amateurs de la province de Québec se groupèrent en une seule vaste société qui prit le nom de Confédération des Harmonies-Fanfares du Québec. Puis, en 1979, la Confédération des Harmonies-Fanfares du Québec devint la Fédération des Harmonies du Québec.
Le 28 octobre 2000, les membres réunis en assemblée générale adoptèrent les modifications aux règlements généraux proposées par le président Pierre Mailhot afin d’inclure les orchestres symphoniques et les ensembles à cordes et, par le fait même, de changer le nom de la corporation en Fédération des harmonies et des orchestres symphoniques du Québec.
À compter de 2001, devant la popularité grandissante du Festival et le manque de plages horaires pour tout combler, le Festival se scinda en deux événements; le Festival des harmonies qui resta à Sherbrooke et le Concours solistes qui déménagea à Victoriaville, lesquels devinrent des organismes semi-autonomes régis par la Fédération des harmonies.
En 2023, suivant une baisse de l’offre de programmes musicaux dans les écoles et l’instabilité causée par la pandémie, la Fédération des harmonies et des orchestres symphoniques rapatria la gouvernance de ses deux événements sous un seul organisme implanté à Montréal. Il s'ensuivra une restructuration majeure ayant pour but de centraliser les opérations et de bonfier la qualité des services offerts à ses membres.
En 2027, pour la première fois en 26 ans, le Concours solistes reviendra au Festival des harmonies.
Le Festival des harmonies a eu lieu chaque année depuis la première édition en 1929, à l’exception des années 1942, 1943 et 1944, à cause du rationnement de l’essence dû à la Seconde Guerre mondiale, et 2020, à cause de la pandémie mondiale de COVID-19.
Pour en savoir plus, consulter le DOCUMENT HISTORIQUE produit pour le 75e anniversaire de la FHOSQ.